Territoire Recherche : les lauréats 2022

En 2022, la Fondation d’entreprise Grand Ouest soutient une nouvelle fois la recherche publique sur le territoire. Ils sont 9 à s’être démarqués, sur des sujets d’innovation, de société, d’environnement et d’économie en lien avec leur territoire.

Place aux lauréats !

Le Prix du Grand Ouest 2022

Maxim Zhadobov, Directeur de Recherche CNRS, Responsable de l’équipe eWAVES/IETR avec le projet « Healthy_5G »

« Ce projet vise à la valorisation, via la création d’une StartUp Deep Tech, d’une nouvelle technologie, issue des travaux de recherche de l’IETR, permettant de tester la conformité des dispositifs sans fil 5G (par ex. smartphones) vis-à-vis des limites d’exposition pour garantir la sécurité sanitaire et environnementale des utilisateurs. Il s’agit de la première technologie qui couvre les fréquences 5G supérieures à 6 GHz compatible avec l’évolution récente de la règlementation internationale. »

Ce projet d’Ille-et-Vilaine a reçu une bourse de 20 000 €

Le Prix Coup de Cœur 2022

Bernard Kloareg, Professeur à la Sorbonne avec le projet « AberActives »

« Les algues marines sont très riches en chaines de sucres. Celles-ci présentent des fortes similarités avec les polysaccharides chez l’Homme. Ces polysaccharides d’algues possèdent des bioactivités dans de nombreux domaines (e.g. cosmétique, nutraceutique). La demande pour ces biomolécules s’accroit de plus en plus. Pour les fabriquer, AberActives propose une rupture technologique, le « cracking » des algues à l’aide d’enzymes marines spécifiques de la dépolymérisation des chaines de sucres. »

Ce projet du Finistère a reçu une bourse de 10 000 €

 

Les Prix Développement 2022

Jordan Hartunians, fondateur du projet GRHYN (Green, Responsible Hydrogen,  Naturally) au Laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes

« Pour contrer les changements climatiques, l’hydrogène (H2) permet une décarbonation efficace de nos industries, et pourrait appuyer notre indépendance énergétique, mais sa production reste émettrice de CO2. Certains microorganismes marins produisant naturellement de l’H2, nous cherchons à développer, en collaboration avec l’Ifremer, un pilote à échelle réduite d’un procédé de production d’H2 compétitive, « zéro CO2 » et basée sur le recyclage de déchets par ces microorganismes. »

Ce projet du Finistère a été récompensé par la Fondation en 2021 et a reçu cette année une bourse de 10 000 €

Florian Bernard, Neurochirurgien Chef de clinique, enseignant d’anatomie à la faculté de Médecine au laboratoire d’anatomie CERAHC avec le projet « AKIVI »

« Le projet AKIVI (Anatomical Knowledge in virtual Immersion), plus qu’un atlas, est un parcours de formation high-tech médicalement certifié accessible pour tous. L’application propose une expérience immersive de formation à l’anatomie permettant de guider l’apprenant à travers son cursus et le corps humain. »

Ce projet du Maine-et-Loire a été récompensé en 2021 et a reçu cette année une bourse de 10 000 €

 

Jean-François Bardeau, Directeur de Recherche CNRS avec le projet « DRIEEM »

« Les microorganismes renvoient différentes couleurs lorsqu’on les éclaire en lumière blanche. Le projet DRIEEM propose un dispositif optique permettant d’identifier rapidement des microorganismes par l’analyse comparée de la lumière diffusée enregistrée sur une forme de cartographie 2D appelée Matrice Excitation-Emission (EEM en anglais). L’invention permet alors de ramener l’analyse laborieuse des intensités des matrices EEM à une simple comparaison graphique. »

Ce projet de la Sarthe a reçu une bourse de 10 000 €

 

Les Prix d’Encouragement 2022

Gaëlle Friocourt, Chercheuse Inserm avec le projet « Polyalamed »

« Nous avons identifié des molécules anti-prions capables de réduire l’agrégation pathologique de la protéine PABPN1 qui est due à des expansions de polyalanine et qui provoque la dystrophie musculaire oculopharyngée. L’objectif du projet POLYALAMED est de tester le potentiel thérapeutique de ces composés anti-prions sur deux maladies neuro-développementales dues à des expansions de polyalanine dans la protéine ARX. Ces molécules pourraient diminuer la déficience intellectuelle de ces patients. »

Ce projet de la Finistère a reçu une bourse de 5 000 €

Tony Le Gall, Chercheur INSERM avec le projet « ILightIT! »

« Pour faire face à la perte d’efficacité des antibiotiques, il est urgent de disposer d’alternatives thérapeutiques permettant de lutter contre les pathogènes notamment responsables d’infections respiratoires chez l’homme et l’animal. Ce projet vise à développer des systèmes antimicrobiens innovants, fonctionnant sur le principe de la thérapie photodynamique, administrés selon une méthode approuvée en clinique (ciblant les voies respiratoires) et activables grâce à une source lumineuse adaptée. »

Ce projet du Finistère a reçu une bourse de 5 000 €

Bruno Bêche, Enseignant-Chercheur à l’Institut d’Electronique et des Technologies du numéRiques – IETR CNRS 6164 avec le projet « SOS MAGIC2 »

« Ce projet SOS MAGIC2 porte sur la conception d’un appareil de détections/mesures (ou équipement), dédiées aux mesures de stabilité de substances en rhéologie, en temps réels et donc avec Interface Homme Machine (IHM), de substances colloïdales, gélifiées, fluides/lotions/collyres ou mélanges par une technique de sondes électromagnétiques (optoélectroniques) résonantes.
Les domaines d’applications et marchés se situent en agroalimentaire, cosmétique, pharmacologie, énergie … »

Ce projet d’Ille-et-Vilaine a reçu une bourse de 5 000 €

Anne Boussonière, Maître de conférences à l’Institut des Molécules et Matériaux du Mans avec le projet « 2-MAPSS »

« Dans le contexte actuel de crise climatique et géopolitique, le développement de dispositifs basés sur une énergie décarbonée, renouvelable et favorisant l’autonomie énergétique est un enjeu majeur. Le projet a pour objectif le design, la synthèse et la caractérisation de matériaux capables de capter et stocker l’énergie lumineuse solaire sans batterie. Ce concept repose sur l’incorporation de molécules photo-activables au sein de matrices telles que des polymères ou des matériaux hybrides. »

Ce projet de Sarthe a reçu une bourse de 5 000 €